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Ligne titreLes conseils du docteur.

18-26 ans

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Quels sont les différents moyens de contraception que je peux utiliser ?


Globalement, il existe deux types de méthodes contraceptives : les méthodes par « barrière », comme le préservatif ou le stérilet, et les méthodes hormonales, comme la pilule. Avant de faire votre choix, il est préférable d’en discuter avec votre gynécologue.

Voici les principales méthodes :

Préservatif : l’avantage du préservatif (masculin ou féminin), c’est qu’il vous protège en même temps du virus du sida et de la plupart des autres maladies sexuellement transmissibles.

Stérilet (DIU ®) : jadis, ce dispositif intra-utérin était uniquement réservé aux femmes ayant déjà eu des enfants, par peur d’infection ou de difficultés de pose. Récemment, de mini stérilets ont été mis sur le marché avec beaucoup de succès et sans augmentation du taux d’infection. Deux types de stérilets – en cuivre et aux hormones (Mirena ®, Jaydess ®, Kyleena ®) – sont généralement utilisés, avec une préférence pour le stérilet hormonal, en cas de risques de caillots sanguins.

Cette méthode contraceptive est fiable. De plus, vous n’avez pas à vous rappeler quotidiennement de prendre la pilule : en effet, la validité d’un stérilet varie de 3 à 10 ans, selon le modèle.

Pilule : il existe plusieurs générations de pilules, qui diffèrent toutes par leur composition hormonale. Il est important de consulter votre gynécologue pour trouver la pilule qui vous convient le mieux.

Patch (EVRA ®) : le patch, à coller vous-même sur la peau, contient deux types d’hormones: œstroprogestatives et progestatives. Il doit être changé chaque semaine durant 3 semaines, la quatrième semaine étant celle des règles.

Implant dans le bras : un bâtonnet cylindrique de 4 cm de long et de 2 mm de large est inséré dans votre bras, sous anesthésie locale. La pose dure quelques minutes à peine et sa validité est de 3 ans. Cette méthode, qui libère uniquement de la progestérone, peut être utilisée en cas de risques de caillots sanguins.

Injection de dépôt : de la progestérone est injectée par voie intra musculaire toutes les 10 semaines. Cette méthode est souvent prescrite en cas d’oubli fréquent de la pilule. Elle peut cependant exacerber les problèmes de peau, tels que l’acné.

Anneau vaginal NuvaRing ® : vous insérez vous-même cet anneau souple dans votre vagin. Celui-ci assure une contraception oestro-progéstative pendant 3 semaines. La quatrième semaine, durant la phase de menstruation, l’anneau est retiré.

Il existe d’autres moyens de contraception, tels que le diaphragme et le gel spermicide, mais ces derniers sont moins efficaces et plus compliqués d’utilisation.

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Quelle est la méthode la plus fiable de contraception ?


La fiabilité d’une contraception se mesure par l’indice de Pearl. D’après cet indice, les méthodes contraceptives réversibles les plus efficaces sont le stérilet et l’implant.

La pilule est également un moyen efficace pour autant que vous pensiez à la prendre au bon moment et qu’un préservatif soit utilisé en cas de prise concomitante d’un antibiotique.

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Que dois-je faire si j’oublie ma pilule ?


Le premier réflexe est de consulter la notice du fabricant, qui se trouve dans la boîte de la pilule. En effet, l’attitude à adopter dépend du type de pilule, du nombre d’heures écoulées depuis votre oubli (en général, on distingue moins de 12h ou plus de 12h) et de la date de votre dernière relation sexuelle.

En cas de doute, n’hésitez pas à vous adresser à votre gynécologue.

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J’ai des écoulements vaginaux depuis que j’ai eu une relation en vacances. Ai-je attrapé une maladie sexuellement transmissible ?


Il est malheureusement impossible de vous répondre de manière péremptoire sans consultation.

Chlamydia, gonorrhée, herpès génital, condylomes, papillome, Sida: il existe différents types de maladies sexuellement transmissibles, qui se manifestent par des signes variés et souvent très discrets.

En fait, on dénombre plus d’une trentaine de bactéries, virus et parasites qui se transmettent par voie sexuelle.

En cas d’écoulement vaginal abondant de type liquide, accompagné de douleurs pelviennes, par exemple, on recherchera la chlamydia. Cette maladie s’attrape lors des rapports sexuels avec un partenaire infecté. Il est particulièrement important de la détecter assez tôt pour des questions de fertilité.

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Qu’est-ce que je peux faire pour éviter d’avoir mal au bas ventre au moment des règles ?


Les douleurs au moment des règles (dysménorrhées) sont fréquentes et n’indiquent rien de grave. Elles peuvent être atténuées par la prise d’un anti-inflammatoire, du type Ibuprofène ® ou Mefenacide ®. L’introduction d’une pilule contraceptive permet aussi très souvent de pallier aux problèmes.

Si vos douleurs sont tellement fortes qu’elles empêchent ou perturbent sérieusement les activités quotidiennes, il y a lieu de demander une consultation gynécologique et de solliciter un ultrason pelvien.

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Mes problèmes de peau sont-ils liés aux hormones ?


Effectivement, les problèmes de peau peuvent parfois être liés à une sécrétion trop importante d’androgènes (hormones masculines). Les glandes sécrètent ainsi du sébum et il en résulte de l’acné, des éruptions cutanées, une sécheresse de la peau ou des changements de teint.

Très souvent, les problèmes de peau s’améliorent après plusieurs mois de traitement, avec une prise en charge conjointe du gynécologue et du dermatologue.

Il s’agit d’effectuer notamment un rééquilibrage des hormones, une échographie pelvienne (pour exclure un syndrome des ovaires polykystiques) ainsi qu’une routine de nettoyage et d’hydratation de la peau.

7

Pourquoi ai-je tout le temps des infections urinaires ?


Les infections urinaires et cystites sont assez fréquentes chez toutes les femmes. Toutefois, lorsque leur fréquence dépasse 5 épisodes par année et impacte sur le bien-être et la qualité de vie, on parle d’infection urinaire à répétition.

Ces infections produisent une gêne douloureuse au bas ventre ainsi qu’une envie pressante d’aller aux toilettes.

Pour prévenir ce genre de cystite, il est conseillé de boire suffisamment d’eau chaque jour et d’uriner dès que l’envie se fait sentir, plus particulièrement après chaque rapport sexuel.

Quand aucun germe n’est décelé dans les cultures d’urines, on parle alors de cystite interstitielle. Celle-ci est causée par des contractions douloureuses de la vessie et une inflammation de la muqueuse.

En plus des antibiotiques, plusieurs traitements sont à disposition : immunostimulants pour renforcer le système immunitaire, l’administration de produits ostrogéniques au niveau vaginal, les probiotiques ou encore des antiseptiques naturels, tels que l’extrait de cranberry (canneberge).

8

J’ai une boule au sein. Dois-je m’en inquiéter ?


Découvrir une masse dans l’un de vos seins est un phénomène angoissant, parce que les modifications au niveau de la poitrine sont souvent associées au cancer. En réalité, une boule peut tout à fait apparaitre sans forcément présenter un lien avec des cellules cancéreuses.

La plupart du temps, si ladite boule est bien palpable et légèrement douloureuse, il s’agit d’une infection bénigne, d’un kyste ou d’un fibroadénome sans gravité. En général, elle se réduit et peut disparaître après l’application d’une pommade de progestérone ou la prise d’un anti-inflammatoire.

Cela dit, prévenir vaut mieux que guérir : si vous percevez quelque chose d’anormal en palpant votre poitrine, il est important de consulter. Surtout si des membres de votre famille ont déjà souffert d’un cancer du sein.

Votre gynécologue pratiquera un examen clinique et prescrira éventuellement une échographie. Dans certaines circonstances, il effectuera une petite biopsie locale. Dans les cas d’une croissance rapide ou de fibroadénomes de plus de 2 cm, une exérèse peut également être considérée.

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Pourquoi ai-je des saignements très abondants et suis-je si fatiguée ?


La ménorragie (saignements abondants) est le trouble menstruel le plus fréquemment rapporté chez les femmes. La quantité de sang perdue varie selon chaque individu.

On considère les saignements abondants lorsqu’ils nécessitent l’usage de plus de 10 serviettes par jour et s’accompagnent de fatigue et de douleurs.

L’origine de votre fatigue peut se trouver au niveau de l’inflammation elle-même, mais il convient de rechercher – au moyen d’une simple prise de sang – que vous ne souffrez pas d’une anémie due à une carence de fer.

Le manque de fer peut aussi s’accompagner de perte de cheveux, de peau sèche et de fatigue inexpliquée. Un bilan échographique est parfois effectué pour exclure d’autres problèmes, tels que des polypes, des fibromes ou de l’adénomyose.


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